Convoqué pour une infraction à l’urbanisme : ce que vous risquez et comment vous défendre
Être convoqué pour une infraction à l’urbanisme signifie que des travaux ont été réalisés sans autorisation, en violation d’un permis ou en méconnaissance du PLU. La procédure débute toujours par un procès-verbal établi par un agent habilité, puis transmis au procureur, qui décide des suites : classement sans suite, mesure alternative (composition pénale, mise en conformité) ou renvoi devant le tribunal correctionnel. Les sanctions peuvent être lourdes : amende pouvant atteindre 6 000 € par mètre carré, voire 300 000 €, peine de prison en cas de récidive et, surtout, démolition ou remise en état avec astreinte financière. La défense repose sur plusieurs leviers : contester la régularité du PV, vérifier la prescription, discuter la nature des travaux, ou engager une régularisation lorsque les règles d’urbanisme le permettent. Une stratégie solide est essentielle, notamment en cas de convocation devant le délégué du procureur, où les décisions prises peuvent avoir des conséquences durables. Face à ces enjeux, réagir rapidement permet souvent d’éviter les sanctions les plus lourdes et de préserver la construction concernée.










