Conseil d’État et droit des étrangers : un recul du droit d’être entendu
Le 5 juin 2025, le Conseil d’État a rendu une décision clé en matière de droit des étrangers, réduisant la portée du droit d’être entendu dans le cadre des procédures d’éloignement. Estimant que l’étranger n’a pas besoin d’être consulté de nouveau avant une OQTF s’il a déjà pu s’exprimer lors de sa demande d’asile ou d’un précédent dépôt en préfecture, la haute juridiction administrative marque un recul préoccupant des garanties procédurales. Ce jugement, fondé sur une lecture restrictive des arrêts Mukarubega et Boudjlida de la CJUE, méconnaît la complexité des parcours migratoires et fragilise les droits fondamentaux des personnes étrangères, souvent démunies face à l’administration. Il consacre une logique bureaucratique, où une décision aussi grave qu’un éloignement peut être prise sans prise en compte actualisée de la situation individuelle. Le risque est celui d’un contentieux de masse inefficace, au détriment de la justice. Notre cabinet spécialisé en droit des étrangers appelle à une vigilance accrue dès le début des démarches (asile, séjour, recours) pour préserver ce droit essentiel. Vous êtes visé par une OQTF ? Contactez-nous pour défendre vos droits et garantir une procédure équitable.
Mots-clés : Conseil d’État, OQTF, droit des étrangers, droit d’être entendu, jurisprudence, éloignement, procédure administrative.
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